06 mars 2007
The Funky Style Gallery (part. 01)
Yop yop ! Désolé pour l'absence...
Je continue quelques essais sur Photoshop, et ça donne ces quelques kits pour forum :








Les images originales ici et ici.
Et deux avatars :


Notes pour finir :
- Lisez Death Note, D.Gray-Man et X de Clamp ! (en gros, mes récentes découvertes manga)
- Regardez Heroes !
- Ecoutez Electric Wizard et Ulver ! et dites prout à Tokyo Hotel ! (également recommandé : le dernier Bloc Party, le dernier Squarepusher, le dernier Blackfield, et des groupes comme Monkey3, Cursive, Dismember, Boris, Today is the Day...)
Merci de votre compréhension. ^^
A la prochaine !
Edit : Si ça vous dit, voilà un morceau qui paraîtra peut-être sur le prochain album des Queens of the Stone Age ("Era Vulgaris", prévu le 7 juin) : Into the Hollow, joué en live par Josh Homme et Chris Gross (de Masters of Reality). La chanson déchire, et j'imagine que la version studio avec les arrangements sera encore meilleure ^^
Waaaaah et je viens de trouver une autre vidéo à l'instant (clique ici), ça m'a l'air bien expérimental tout ça... Je tiens plus en plaaaceuuuu >.<
Autre détail intéressant, il paraîtrait que l'album "Year Zero" de Nine Inch Nails, ferait parti d'un plus grand projet. Pourquoi n'engloberait-il pas "Era Vulgaris" ? Les deux titres de l'album présentent d'ailleurs quelques similitudes...
Bref : patience, patience, l'avenir nous le dira.
03 février 2007
Communauté rock vs. gouvernement Bush
Eddie Vedder, Trent Reznor : même combat ?

(à gauche : Eddie Vedder, leader de Pearl Jam ; à droite, Trent Reznor, de Nine Inch Nails)
Deux artistes engagés, autour de deux chansons visant le même but : faire comprendre aux Américains la situation du pays... Pearl Jam et Nine Inch Nails étant deux groupes rock très populaires aux USA (en tout cas, plus populaires qu'en France). Deux interviews intéressantes du magazine Versus. Evidemment, entre le chanteur de grunge et le parrain de l'indus, le discours n'est pas tout à fait le même, mais on retrouve les mêmes idées...
Nine Inch Nails - The hand that feeds (2005, de l'album "With teeth")
Le single 'The Hand that Feeds' est un vrai tour de force au sens où d'une part il est musicalement parlant très accrocheur et d'autre part, quand on se penche sur les paroles ou qu'on se contente de regarder le clip, il est bien plus subtil et narquoi qu'il n'y paraît au premier abord.
Trent Reznor : "Oui ce morceau sort de l'ordinaire parce que... (Ndlr : il hésite) je suis mitigé... quant au résultat... je me souviens de la première fois où je l'ai joué... (Ndlr : il se redresse sur son dossier) Je déteste tellement ce qui se passe dans la vie politique américaine en ce moment que je ne peux pas m'empêcher de le laisser s'exprimer ! Je ne voulais pas faire un morceau dont le propos aurait été : 'j'ai été écrit en 2004 et j'en ai ras le bol de cette tête de con de G. W. Bush (Ndlr : "G. W. fuckhead Bush")' Mais c'était assez tenace comme sentiment. C'est tellement rageant et ça me rend malade d'être dans cette situation, dans ce pays... Quelqu'un est élu, commence une guerre, détruit l'économie du pays, ment à la population, est un attardé et qu'est-ce qu'on fait ? On réélit légitimement ce type ! Aux Etats-Unis, et je suis pas fier de le dire, le citoyen lambda ne prête pas vraiment attention à ce qui se passe dans le monde et on a un peu l'impression, en tout cas c'est ce que j'ai ressenti, qu'en même temps on ne sait jamais vraiment ce qui se passe, que ce qu'on nous balance c'est de la propagande, tu ne sais pas qui est vraiment à la tête de ce pays. Mais ce n'est certainement pas ce type ! Ce sont les grandes entreprises. Et le vote, et la démocratie, ce n'est qu'une illusion, vraiment qu'une illusion. Les grandes compagnies obtiennent tout ce qu'elles veulent et on ne peut rien y faire. Et en même temps on ne largue pas les bombes au dessus de nos têtes et tout ça c'est bien loin. C'est horrible de penser de cette manière, mais c'est ce qui est vraiment enraciné ici dans les mentalités.
Le clip de The hand that feeds, et les paroles du refrain :
Just how deep do you believe?
Will you bite the hand that feeds?
Will you chew until it bleeds?
Can you get up off your knees?
Are you brave enough to see?
Do you wanna change it?
Pearl Jam - Worldwide Suicide (2006, de l'album "Pearl Jam")

Eddie Vedder : "L'idée de la chanson 'Worldwide Suicide', c'est que tu dois mettre le bouton pour l'arme nucléaire derrière le coeur de quelqu'un. Et que le président Bush, qui n'a jamais rien vu de la mort et de la guerre, devra d'abord tuer cette personne, pour appuyer sur le bouton."
Aujourd'hui, Pearl Jam n'est pas le seul groupe à se battre avec véhémence contre la politique américaine. Des dizaines de musiciens nous en parle à longueur d'interview. Crois-tu que cela change quelque chose, au final ?, Ne penses-tu pas que les gens sont finalement là pour la musique, avant tout, et pour prendre du plaisir avec ?
"S'il y a une idée dans une chanson politique, qu'est-ce que cela change ? Cela reste une chanson. Cela reste de l'art. Parler entre les chansons, pendant le concert, cela devient politique, oui. Mais quelqu'un qui vient à un concert de Pearl Jam s'attend à prendre du plaisir, et il en prend je crois. Il sait aussi qu'il vient voir un groupe engagé. Cela fait si longtemps que nous nous battons pour des causes. La communauté rock s'est toujours battue pour des idées. Depuis ses débuts. A partir du moment où je suis ici, en train de répondre à tes question, à partir du moment où je suis sur scène, à m'adresser au public, comment ne pas montrer de l'attention envers le monde qui m'entoure, comment ne pas expliquer ce que je ressens ? Cela n'enlève rien à la notion de plaisir, le divertissement rock est toujours là. On vit une période sombre. Je vis dans un pays puissant, qui est gouverné par des opportunistes, des arrivistes. Le gouvernement continue d'utiliser le 11 septembre comme un alibi, pour faire ce qu'il veut. Ils détestent les Français, tout comme ils détestent tous ceux qui ne sont pas d'accord avec eux. Ecrivains, musiciens, cinéastes, peintres... Michael Moore, Bruce Springsteen, Tim Robinson. Ils ne s'en cachent pas d'ailleurs. (...) Alors, ce qui m'importe le plus aujourd'hui pour Pearl Jam, c'est qu'une chanson, une seule de nos chansons ait la force, même de manière indirecte, de contribuer au renversement de Bush, et à un changement politique dans notre pays.
Le clip de Worldwide Suicide - et un extrait des paroles :
It's a shame to awake, in a world of pain
What does it mean when war has taken over?
It's the same every day in a hell man-made
What can be saved, and who will be left to hold her?
The whole world...
World Over...
Yeah, it's a world wide suicide
01 février 2007
A propos de cette chanson... (2)
Porcupine Tree - Arriving somewhere but not here
Album : Deadwing (2005)
Genre : Difficile à dire... Pop - metal - rock progressif...
Plus j'écoute chacun des albums que je possède de Porcupine Tree (Deadwing - In Absentia - Stupid Dream - Lightbulb Sun) et plus j'apprécie la musique du groupe, variée, expérimentale, parfois rock, voire metal, ou trip-hop, électro, avec de beaux airs de piano en fond d'une mélodie qui sonne pop. Mes coups de coeur sont passées par différentes chansons, juste avant c'était Slave Called Shiver... Et maintenant Arriving Somewhere, qui a aussi donné son nom au DVD qui a suivi.
Morceau central de l'album, Arriving Somewhere but not here est un peu le pilier de Deadwing, qui avec ses 12 minutes où se mêlent tous les aspects de la musique du groupe, en font certainement l'un des morceaux les plus importants de leur carrière.
Carrière qui d'ailleurs a de beaux jours devant elle, le groupe gagnant en popularité (public venant de différents horizons, d'ailleurs), et ne perdant jamais en qualité. M'est d'avis que Porcupine Tree a de quoi devenir un groupe phare de ces années 2000. D'ailleurs, un album devrait paraître cette année... J'attends ça avec impatience :b
On peut entendre Arriving Somewhere (...) en musique de fond sur cette vidéo mais ne faites pas trop gaffe aux images (à moins que vous soyez intéressé par le débat sur le nucléaire ^^) et ne faites attention qu'au son...
Ah oui au fait ! d'autres albums que j'attends pour cette année :
- Le nouveau Nine Inch Nails, intitulé Year Zero.
- Le nouvel album de Dillinger Escape Plan, plus chaotique que le précédent à ce qu'il paraît
- et le nouveau Björk... parce que c'est Björk.
28 janvier 2007
A propos de cette chanson...
Envy - Mystery and Peace
Album : All the footprints you've ever left and the fear expecting ahead (2001)
Pays : Japon
Genre : screamo
Il va de soi que les dérivés les plus extrêmes et violents du rock n' roll sont les moins accessibles. Pour n'importe quel groupe affilié au metal ou au hardcore, c'est difficile d'y accrocher vraiment dès la première écoute... Envy fut une des rares exceptions, c'était il y a environ deux ans.
Je m'étais intéressé au groupe parce que j'avais lu que leur musique "ferait chialer un ours". Je ne suis pas quelqu'un de dépressif, mais un groupe qui puisse aussi bien faire passer une émotion (surtout que le gars qui m'en parlait était le même à m'avoir fait découvrir Glassjaw), ça m'intéressait. et le premier morceau sur lequel je fus tombé, était "Mystery and Peace" qui reste à mes yeux non seulement le meilleur morceau du groupe, mais aussi une de mes chansons préférées tous genres confondus.
Ca démarre très rapidemment, quelques coups de cymbales, et un son lourd s'installe, des riffs déchirants et plombants sur un rythme assez lent, avec un jeu de batterie techniquement irréprochable. Vient alors s'ajouter la voix torturée du chanteur, qui crie comme s'il était en train d'agoniser. Puis l'introduction se termine, suivie d'une calme interlude de quelques secondes, où les trois guitares qui composent le groupe adoucissent leur jeu. Puis le rythme s'accélère à nouveau, la musique redémarre, nouvelle vague de sons dans la gueule. Mélancolie, tristesse, et peu d'espoir ressortent de leur musique désolante, mais elle ne laisse certainement pas insensible. Sur près de 7 minutes, le groupe passe du déchaînement à la sereineté avec une habilité déconcertante, enchaînant des riffs avec ingéniosité, sur une batterie qui fait pas semblant de frapper fort. Par dessus le tout, la voix du chanteur est unique et inimitable.
Et le plus important, après des dizaines d'écoutes, l'émotion est toujous là. Ce qui fait de Envy le groupe-phare du mouvement screamo, du moins jusqu'à leur dernier album "Insomniac Doze" où ils virent plutôt au post-rock. "All the footprints (...)" et "A Dead Sinking Story" sont tous deux sublimes.
Une vidéo de la chanson Chain wandering deeply
Prout
Bon, j'étais pas inspiré pour le titre de cet article... ça arrive, non ? Puis comme ça, au moins, on passe pas à côté.
Pour commencer :
Bonne année et meilleurs voeux à tous !
Oui je sais, j'ai 28 jours de retard -_- (et je vous emmerde è_é)
Vu que je commence à utiliser Photoshop depuis quelques semaines maintenant (je l'avais depuis des mois sur mon pc, et je n'y avais jamais vraiment touché), et que je bénéficie des cours de la plus ravissante des femmes (quel chanceux je suis ^^) je vous présente ici quelques-unes de mes *hum* "créations" (je trouvais pas d'autres mots -_-)


Kits pour les forums (avatar+sign)

Sign :
Et un wallpaper de One Piece pour terminer :
Voili voilou.
A bientôt pour de nouvelles aventures !...
(... c'est à dire dans un mois...)
26 décembre 2006
Albums de l'année 2006
J'attendais beaucoup de choses pour cette année. Et encore une fois, j'ai découvert une multitude de nouveaux groupes et de nouveaux sons auxquels j'ai accroché ; chose que je me suis souvent dit que ça ne se reproduirait pas. Au niveau des genres, j'ai surtout découvert le stoner rock, le hip-hop, le black metal, et un peu de grind... Faut bien s'ouvrir à tout ^^
Et avec tout les nouveaux groupes que j'ai apprécié, ça me fait encore plus d'albums à attendre pour l'année 2007 (qui promet encore plus que 2006, au passage - avec la sortie d'un nouvel album pour mes deux groupes favoris, Glassjaw et Queens of the Stone Age)
Petite classification :
Bleu = découverte
Rouge = retour gagnant
Vert = surprise
En commençant par un top 10 :
Kayo Dot - Dowsing anemone with copper tongue
Impossible de décrire la musique de Kayo Dot en quelques mots... Un mélange complexe de multiples genres sur des pistes d'environ 15 minutes, multipliant les ambiances, parfois légère et touchante, parfois plus violente et malsaine... Quoique, ce second album possède moins d'influences metal, mais nous plonge dans univers tout aussi fabuleux que le précédent opus. Loin d'être prétentieuse malgré le statut "d'avant-garde" qu'on lui donnerait, leur musique est intense et passionante du début à la fin. Certainement une des plus grandes découvertes de cette année...
Converge - No Heroes 
Pour moi le meilleur de Converge est et restera Jane Doe, l'oeuvre culte, celle qui a concrétisé le groupe. Avant Jane Doe, le groupe faisait une musique plus ancré dans le genre punk-hardcore, tandis que leur dernier album, You Fail Me (2004) était le plus sombre de leurs albums. Voilà donc que sort No Heroes, qui se trouve être un mélange de tout ce que Converge a fait auparavant. Composé de morceaux courts et détonants ("Vengeance" ; "Versus") le groupe se surpasse en énergie, et livre des morceaux qui resteront parmi les meilleurs qu'ils n'ont jamais composé ( "Grim Heart - Black Rose" chanson plutôt mélodique ; "No Heroes" ou encore "Trophy Scars"). Le meilleur album de Converge, juste après Jane Doe l'indétrônable.
Mastodon - Blood Mountain 
"Surprise", bien que je connaisse Mastodon depuis leur album Leviathan (2004)... Je l'avais trouvé bon mais sans tomber dans l'admiration devant ce groupe dont tout le monde faisait l'éloge. "Blood Mountain" est pour moi le meilleur album du groupe à ce jour ; le groupe a su évoluer en 2 ans et varier sa musique, entre des morceaux plus expérimentaux comme "Bladecatcher" et d'autres plus mélodiques comme "colony of birchmen", où Josh Homme (des Queens of the Stone Age) fait une apparition. Mastodon devient ainsi une figure emblématique du metal actuel par son innovation dans le genre.
The Black Keys - Magic Potion
Le duo de blues-rock qui fit la première partie de Radiohead, et à qui on donnerait pour influences principales Hendrix ou Led Zep. Un son crade comme s'il avait été enregistré dans une cave (je me demande si ce n'est pas le cas d'ailleurs), de bons riffs rock n' roll, tantôt posé tantôt plus groovy et plein d'énergie, Les Black Keys restent ma grosse découverte de cette année, en faisant renaître le blues-rock de ces cendres. Je garde quand même une petite préférence pour l'album sorti juste avant (mais que j'ai découvert après celui-ci) qui est Rubber Factory.
Deftones - Saturday Night Wrist 
Après un album éponyme un peu décevant sorti en 2003, j'attendais Saturday Night Wrist avec hâte, d'autant plus que le premier extrait, "Beware", avait tout pour me plaire. L'album se trouve être une combinaison entre White Pony et un son proche de Team Sleep. Entre morceaux plus doux à tendance hip-hop ("Pink Cellphone") et d'autres morceaux qui montrent les Deftones plus violents qu'ils ne l'ont jamais été ("rats! rats! rats!") "Saturday Night Wrist" est de mon point de vue leur album le plus varié. Bien que "Around the fur" reste pour moi indétrônable, celui-ci ne se trouve pas loin derrière et rivalise même avec White Pony.
Tool - 10.000 days 
Tous les 5 ans, un nouvel album de Tool paraît ; une nouvelle énigme à déchiffrer, un puzzle musical à rebâtir et analyser. Toutes les hypothèses sont possibles pour ce groupe dont la popularité ne cesse pas d'augmenter (à sa sortie en mai dernier, il est arrivé 7ème des meilleures ventes en France). Pour moi c'est une nouvelle réussite, le groupe ne perd pas son style et innove même sur deux morceaux poignants, qui sont les deux grosses bombes de cet albums : "Wings for Mary" et "10.000 days". Note : 10.000 days obtient aussi le prix du plus beau package de l'année, avec son livret et ses images en 3D. Magnifique sur toute la ligne !
Boris - Pink 
Autre découverte de l'année, ce trio japonais au son punk/stoner/sludge qui déménage. Coup de coeur de cette fin d'année. Les riffs comme la batterie s'enchaînent à une vitesse folle, sur des morceaux à la sonorité bien grasse et lourde, façon the Stooges. "Pink" n'est peut-être pas leur meilleur album à mon goût mais cette découverte valait bien qu'on la place dans le top 10. Autre bon album de l'année : le split avec Sunno O)), appellé "Altar".
Pearl Jam - Pearl Jam 
Je connaissais déjà Pearl Jam pour leurs albums Ten et VS mais je n'avais jamais vraiment cherché à aller plus loin. c'est chose faite, en cette fin d'année où je me suis procuré leur best of et leur dernier album, qui m'ont fait redécouvrir le groupe sous un autre angle. Plus qu'un groupe du mouvement grunge, Pearl Jam s'inscrit dans le rock comme un groupe à part, engagé, et purement rock, comme l'incroyable voix d'Eddie Vedder. Résultat, des morceaux détonants, comme le single "World Wide Suicide" ou encore "Several Hands".
The Mars Volta - Amputechture 
Le retour des deux touffus (Omar Rodriguez-Lopez/Cedric Bixler) après leur montée en puissance dans un groupe punk-hardcore devenu culte (At the drive-in) et désormais dans un rock progressif inspiré des grands du nom, dont ils finiront par être les héritiers. Seulement deux albums sortis et déjà une réputation s'est faite, le groupe a atteint une certaine renommée. Amputechture suit encore une lignée différente des deux précédents, plus varié dans l'instrumentation, poussant le trip psychédélique encore plus loin (pour la voix de Cedric comme pour les solo de Omar). En espérant que le prochain album sera celui de la consécration.
Pour le 10ème, j'arrive pas à me décider entre ces albums :
Drudkh - Blood in our wells 
Ne connaissant pas le black metal, je l'ai découvert cette année avec les groupes kvlt du genre, tels que Darkthrone, ou encore Burzum... Bref, tous des mecs qui font vraiment très peur et qui enregistrent leur musique dans des caves. Drudkh reste le groupe que j'ai préféré. Leur son n'est pas aussi crade et sombre que le veulent les classiques du genre ; Drudkh a une approche plus mélancolique que malsaine, et s'étale sur des morceaux pouvant durer jusqu'à 12 minutes. Un nouvel album est déjà prévu pour l'année prochaine, j'attends ça impatiemment :b
Peeping Tom - Peeping Tom 
La pop selon Mike Patton (Faith No More / Fantômas), l'homme aux milles projets revisite le genre en compagnie d'une multitude d'invités tels que Massive Attack, Norah Jones, Dan the Automator, Dose One... Mêlant rythmes trip-hop et mélodies pop rafraîchissantes, le tout avec un soupçon de folie douce propre au genre du compositeur, Peeping Tom est une vraie réussite, et prouve une fois de plus le talent de Patton. Là aussi, j'attends son prochain album, qui promet, vu les invités (entre autres, Björk et Cypress Hill ont été annoncé).
Isis - In the absence of truth 
Le groupe de sludge fait son retour. c'est surtout par curiosité que j'ai écouté In the absence of truth, ne connaissant Isis qu'à travers quelques morceaux d'Oceanic (qui me plaisait bien, à vrai dire). Je ne pensais pas que cet album me plairait autant, ces passages instrumentaux lourds, graves et puissants, entrecoupés de passages plus mélodiques que sur les albums précédents. In the Absence of Truth m'a fait (ou refait, si on veut) découvrir ce groupe que je connaissais trop peu ; maintenant je me repasse aussi Panopticon ^^
Pure Reason Revolution - The Dark Third 
Si Pure Reason Revolution était une pièce, ce serait un musée, avec un sol de marbre, une salle majestueuse, propre, où seraient exposé des statues datant de la Grèce antique, blanc et noir comme couleurs dominantes. Pure Reason Revolution fait un rock progressif sans bavure, tout beau, avec des choeurs comme la chorale d'une musique classique, et des fois un clavier qui rajoute un côté féérique au tout. Ca donne des bombes tels que Apprentice of the Universe, ou encore The Bright Ambassordors of Morning. Un groupe... éblouissant *_* Vivement la suite.
Colour Haze - Tempel 
Le blues nouvel génération, c'est Colour Haze ; un petit côté stoner à la Kyuss, un son assez lourd mais bien rock n' roll, et une voix grave bluesy comme on en entend peu. De longs morceaux qui partent en crescendo, débutant sur un tempo lent et finissant sur de gros riffs, qui généralement... déchirent ; le groupe s'enflamme parfois sur de lons passages instrumentaux assez desert-rock (comme on appellait la musique de Kyuss). Chaque morceau est une véritable perle, et l'album s'écoute d'une traite. Une autre découverte de l'année donc, et un groupe à suivre.
- Autres albums qui m'ont bien plu cette année :
In Flames - Come Clarity
Le retour des suèdois plutôt réussi, sans changement particulier dans leur style mais toujours avec la même énergie.
Eagles of death metal - Death by sexy
Le retour de la bande à Jesse Hugues : bon album, agréable, rock n' roll, même si je préfère le précédent, "Peace Love and death metal".
Mogwai - Mr. Beast
2006 fut aussi une année post-rock : majestueux, touchant, brillant ; quelques qualificatifs pour ce nouvel album de Mogwai.
Houston Swing Engine - The Tiger Flamboyant
C'est stoner, hardcore, et rock n' roll : autrement dit, une réunion de genres que j'apprécie énormément. Détonant et efficace...
Cult of Luna - Somewhere along the highway
Retour gagnant, et même surprise pour un des groupes auquel je ne pensais pas autant adéré ; à savoir le post-hardcore gracieux et planant de Cult of Luna.
Bily Talent - II
Pas aussi bon que "I", mais contient de très bons morceaux dans le même genre, inspiré d'at the drive-in.
Sikth - Death Of A Dead Day
Autre découverte, un album metal explosif et chaotique. Ca part dans tous les sens, et ça me plaît ^^
Genghis Tron - Dead Mountain Mouth
Mêlant un électro déjanté à une folie grind avec un léger côté pop, Genghis Tron est un groupe surprenant.
TV on the Radio - Return to Cookie Mountain
Encore une fois, un mélange de différents genres, entre rock et soul, plutôt posé mais bien rythmé. Je le connais encore trop peu, mais j'aime déjà beaucoup ^^
Norma Jean - Redeemer
Vous avez dit metalcore ? Mouais, pour moi le son Norma Jean, c'est avant tout un hardcore agressif, plaintif, fourni de gros riffs lourds et malsains. J'aurais limite pu le mettre dans le top 10...
- Le passage pop-rock :
Giant drag - Hearts and Unicorns
Pretty Girls Make Graves - Elan Vital
Monochrome - Eclat
Trois albums de rock n' roll avec de beaux refrains bien pop, frais, rafraichissant, le plus souvent avec des voix féminines. Comme quoi la pop-rock, c'est pas que de la merde.
- Et en vrac :
Scarlet - This Was Always Meant To Fall Apart
Head Control System - Murder Nature
Textures - Drawing circles
Muse - Black holes and revelations
Sparta - threes
Killing Joke - Hosannas From The Basement Of Hell
- Les déceptions :
Envy - insomniac doze
Sûrement influencés par Mogwai, le groupe s'est relativement calmé... Trop peut-être, au point de virer au post-rock. Assez lassant au final. Ca reste ma grosse déception de l'année, Envy étant pour moi LE meilleur groupe de screamo, inégalable. Dommage.
Thursday - A city by the light divided
Pas vraiment une déception si ce n'est que je n'ai pas compris l'engouement créé par cet album que j'ai trouvé plutôt fade et ne dégageant pas assez d'énergie par rapport à l'opus précédent, "War all the time". Il y a de bons passages, voire très bons... Mais j'attendais mieux.
Head Automatica - Propaganda
Je ne sais pas si c'est le fait que Dan the Automator ne soit plus à la production, toujours est-il que le space-funky-rock de HA a légèrement viré au pop-rock pour minettes en manque de mélodies. Un seul morceau valable : Nowhere fast. J'espère que Daryl Palumbo aura compris que sa place est dans Glassjaw.
Et enfin, ce que j'ai écouté récemment, qui auraient pu paraître ici mais que je connais encore trop peu :
Protest the Hero - Kezia
Spock's Beard - Spock's Beard
Napalm Death - Smear Campaign
Red Sparowes - Every Red Heart Shines Towards The Sun
- Ce que j'attends pour 2007 :
- Tout d'abord, les nouveaux albums de mes deux groupes favoris : d'un côté les Queens of Stone Age, de l'autre Glassjaw qui a récemment refait surface (il était temps, ça fait 3 ans qu'on attendait). Pas de date encore, mais patience, patience...
- Un album de Poison the Well qui eux aussi se font attendre depuis "You come before you" (2003). l'album devrait voir le jour début 2007, s'appellera "Versions", et voici la pochette.
- Un nouvel album des grindcoreux de Agoraphobic Nosebleed, dont voici la pochette.
- Le nouveau Porcupine Tree, avec Robert Fripp (King Crimson) en guest... prévu pour avril 2007 !
- Affilié à Porcupine Tree, l'autre groupe de Steven Wilson, Blackfield, devrait sorti son nouvel album en janvier.
- Le nouvel album de Peeping Tom, bien entendu. Si je me souviens bien, Björk et Cypress Hill seront -entre autres- en guest.
- Neurosis prévoit également un album pour mai 2007... du peu que je connais du groupe, j'ai tout de même hâte d'entendre ce que ça donne :b
- Le second album du défunt groupe The Postman Syndrome pourrait être réenregistré et enfin finalisé... Suite à la bombe qu'était Terraforming je ne peux que espérer.
- Pourquoi pas un nouvel album de Every Time I Die ?
- Un autre album de Drudkh intitulé River of Tears qui sortirai en début d'année.
- Un nouveau Cluuuuuuuuuutch ! Rock n' roll baby !
- Le nouveau dälek, prévu pour fin février.
- Aussi, un Kayo Dot est prévu pour la fin d'année...
- Un nouvel album de The Red Chord devrait aussi paraître en début d'année (si je me trompe pas)
- Les gars de Will Haven s'étant, pourquoi pas un nouvel album pour l'année prochaine ?
- un nouvel album prévu pour Chimaira également...
- Sans oublier un album de prévu pour Taint, que j'attends aussi avec impatience.
Je m'arrête là, mais il y en a sûrement d'autres... J'éditerai si je retrouve.
04 décembre 2006
Ils sont de retour...
... et parce qu'ils méritent une news rien qu'à eux :
"Glassjaw est enfin de retour. Le site officiel
a été mis à jour pour la première fois depuis près de 4 ans, et on peut
y apprendre que le groupe a booké une tournée US au mois de décembre,
dont quelques dates se feront aux côtés des Deftones.
La page "plays playa" laisserait entendre également que les new-yorkais
se soient mis à composer sérieusement, en affichant ce qui semblerait
être le texte d'un nouveau titre."
Source : Metalorgie.com
C'est l'occasion de ressortir les deux bombes, Everything you ever wanted to know about silence (2001) et Worship & Tribute (2003) du placard... Ca faisait longtemps :b
Il fallait bien que Daryl réagisse, suite au bide
du second album d'Head Automatica, Propaganda... La pop-rock pour
minettes ça va 5 minutes, mais là il avait plutôt foiré son coup. Vivement ce troisième Glassjaw, donc !
Pour en savoir plus : glassjaw.net
30 novembre 2006
Queens of the Stone Age - Rated R (2000)

Jusqu'au titre-même de l'album les reines de l'âge de pierre montrent qu'ils n'ont pas peur du ridicule : Rated R... Autrement dit, interdit aux mineurs, selon la notation aux USA. Et au delà de l'aspect plutôt (beaucoup) laid de la pochette de l'album, nous avons là affaire au Las Vegas Parano du rock n' roll.
Chacun des 4 albums du groupe dégage quelque chose de spécial : le premier était plus stoner, Songs for the deaf le plus "bourrain", Lullabies to paralyze le plus posé et enfin... Rated R, qui en quelques superlatifs se décrirait comme : déjanté, décalé, expérimental, et surtout à ne pas prendre au sérieux. Sorti en 2000, cet album est certainement le moins accessible de la carrière du groupe ; l'ambiance n'est pas oppressante mais les mélodies dérangent. Rated R est leur album le plus fou et le plus osé.
Que le groupe ne se prenne pas au sérieux, c'est un fait, surtout quand l'on choisit pour nom "les reines de l'âge de pierre"... Lorsqu'on demande à Nick Oliveri (le bassiste à l'époque, qui -je le rappelle- se foutait à poil à chaque concert et fracassait sa basse à la fin) pourquoi ne s'appellent-ils pas les "Kings of the stone age", celui-ci répond simplement parce que ça fait trop macho, trop ringard. Et plutôt que de passer pour des prétentieux, ils préfèrent jouer sur l'auto-dérision. Rated R démarre avec l'explosif "Feel good (hit of the summer)" qui répète inlassablement les paroles "Nicotine valium vicodine marijuana ecstasy and alcohol... c-c-c-c-cocaine ?!" Dès le départ, le ton est donné. Le but n'étant pas de faire l'apologie de l'usage de la drogue ; Josh Homme n'en est pas adepte, contrairement à Oliveri... D'ailleurs, c'est une des raisons pour lesquelles il sera viré, 4 ans plus tard.
On continue avec "the lost art of keeping a secret" et "leg of lamb" ; le premier morceau est l'un des plus grands succès du groupe, et donne un aperçu de l'énergie qui sera dégagé dans Songs for the deaf ; c'est un morceau dont les paroles sont assez basiques (voire ironiques, ce qui ne m'étonnerait pas) et qui s'accordent bien avec l'air de piano que l'on entend en fond. Atmosphère posée et euphorisante, leur musique agit comme un anesthésiant, légère et fine ; le morceau suivant (qu'on peut traduire par gigot d'agneau) est de la même trempe, mais plus difficile à cerner ; ces couplets laissent entrevoir un côté assez malsain.
Vient ensuite "Auto Pilot", qui fait apparaître Nick Oliveri au chant pour la première fois. La chanson s'inscrit dans la même ambiance que les précédentes, peut-être plus calme encore car le thème évoqué ici est le voyage, s'envoler dans les airs, et comme le dit Nick, "The best trip that I’ve ever had"... L'interlude accentue la chose avec les paroles "Ah-ah, auto pilot no control", tandis que la musique semble nous faire décoller... La 5ème piste, "Better living through chemistry" s'inscrit clairement dans le genre expérimental, avec un riff peu commun à ce qu'à pu faire le groupe auparavant ; c'est aussi l'un des morceaux les plus intrigants de toute leur discographie, débutant par les mots "La pilule bleue t'ouvre les yeux"...
"Monsters in the parasol" marque une sorte de rupture, l'ambiance diffère des précédents morceaux ; en gros, c'est ici que commence le bad trip. Les couplets se composent d'un riff simple sur lequel on retrouve des paroles qui paraissent dépourvues de sens ("Paul’s sister is an alien, oh well"), puis survient ce passage plutôt stressant qui rend la chanson si difficile d'accès ; les mêmes notes s'y enchaînent comme un tourbillon, avant une sorte d'explosion qui laissera place au refrain, "you've got a monster in your parasol". La suite ne ressemble en rien au début : le morceau suivant, "Quick and to the pointless", débute par une voix parlée disant "I don't even know what i'm doing here". c'est la première chanson dans la discographie des QOTSA où l'on entend Nick Oliveri crier ; et ça déménage.
"In the fade" fait place à un autre chanteur autre que Josh Homme et Nick, il s'agit de Mark Lanegan des Screaming Trees. Bien qu'il ne chante que sur un seul morceau dans Rated R, sa présence sera plus importante dans Songs for the deaf (tout comme Oliveri d'ailleurs). Cette chanson apporte une touche plutôt mélancolique à l'album ("with nowhere to fall into the arms of someone") Tandis qu'on avait atteint le paroxysme de la folie avec "Monsters in the parasol", "In the fade" semble être un retour à la réalité, un peu comme les derniers effets que peut nous procurer une drogue.
"Tension Head" joue simplement le rôle d'interlude, où se répète à nouveau le refrain de "Feel good hit of the summer". Vient ensuite "Lightning Song", l'autre chanson où Nick Oliveri crie plus qu'il ne chante. Les paroles encore une fois décrivent bien l'état d'esprit d'un drogué revenu à la réalité : "I feel so fuckin' sick".
Enfin, ultime morceau de l'album, "I think I lost my headache" est le plus long morceau du groupe (8 minutes 40, beaucoup pour un groupe habitué à des formats plus pop) qui est une synthèse du contenu de Rated R. Le riff principal est le plus frappant et le plus rock de tout l'album. Les paroles présentent la chanson comme un peu désespérante ("Until my head explodes... Into my head it goes").
Avec Rated R, comme là chaque nouvel album, les Queens of the Stone Age font un bond en avant. Le premier opus sorti en 98 est déjà loin, et l'ombre de Kyuss (l'ancien groupe de Josh Homme) a disparu ; le virage est important et ne sera pas suivi par tous les fans. Aujourd'hui encore Rated R reste l'album le moins connu du groupe, et peut-être aussi le plus incompris, trop souvent pris pour une ode à la drogue et au sexe (thème qu'on retrouve aussi à plusieurs reprises dans les paroles). Il est pourtant nettement plus varié que son prédécesseur.
2 ans plus tard, le groupe sortira l'énorme "Songs for the deaf" qui fera d'eux l'un des groupes rock les plus en vogue aux USA, Dave Grohl à la batterie. Le groupe se détachera encore plus de ses influences stoner pour livrer un pop-rock débordant d'énergie.
PS : les japonais sont plutôt chanceux, leur version de l'album dispose d'une chanson en plus, qui s'appelle "Ode to Clarissa" ; elle-aussi annonce l'esprit dans lequel on retrouvera la bande de Homme dans Songs for the deaf, Nick Oliveri au chant.

de gauche à droite : Nick Oliveri, Josh Homme et Dave Grohl.


